Open-Word en quelques mots

Open-Word en quelques mots
Open-word parcequ'il faut bien un nom, et que je suis ouverte à tous les textes que je recevrai.

Comment expliquer un concept vu, revisité et corrigé maintes et maintes fois?
Dire que je suis en L ? Que je suis passionée d'écriture et de jolis textes? Que je veux juste satisfaire mon envie de bonnes lectures et que j'ai envie de me sentir flattée que l'on m'envoie de bons textes?
Je mettrai les thèmes sur le deuxième article, vous etes libres, chacun son style (mais je suis une fan de cynisme et de mots cinglants...avis aux amateurs)
Je fais ce blog, non pas pour concurrencer tous les blogs ateliers qui existent déja, mais parceque certains sujets me semblent intéressants et j'ai envie de voir ce que certaines personnes peuvent me faire découvrir sur des thèmes que j'exploiterai moi-même certainement. Je pense mettre quelques commentaires en fin de texte, mais jamais quelque chose de cinglant. Si vous voulez m'envoyer une photo qui accompagne le texte ainsi que votre "rédac' " avec toute la mise en page , envoyez moi le fichier (Word de préférence) à titilde316@msn.com (oui c'est une vieille adresse pathétique mais j'assume ma période de 5ème...)
dans ce mail précisez moi:

-Prénom
-votre blog
-et éventuellement si vous voulez donnez quelques petits détails sur votre personne...



Je tiens également à préciser que je ne suis pas une étrangère en ce qui concerne les blogs ateliers, j'ai déja posté de nombreux commentaires, et quelques textes sous le pseudo de mon blog personnel...J'hésite encore à le mettre je ne suis pas sure que ça apporte quelque chose au blog =)

# Posté le samedi 15 mars 2008 08:56

Modifié le mardi 18 mars 2008 15:58

Sujets

Et je lance donc les sujets :


-écrire un texte en y incorporant la phrase "J'étais derrière toi"
-écrire un texte commençant par la phrase "Comme d'habitude"
-ou écrire un texte commençant par la phrase "Comme si j'étais..."

espérons que ça marche =)


d'autres sujets d'ici la semaine prochaine (il reste encore 5 textes à publier)

# Posté le samedi 15 mars 2008 09:00

Modifié le vendredi 28 mars 2008 13:35

premier texte =)

premier texte =)


Comme si j'étais la seule à qui ça arrivait. Lorsqu'elle a prononcé ces mots : " On déménage " , j'ai senti ma chaise basculer. A moins que ce ne fusse ma tête... Quoiqu'il en soit, j'étais très mal. Déménager... Le mot n'est pas si terrible, évidemment. Et c'est arrivé des millions de fois, à des millions de gens. Mais moi, je n'ai pas su m'en réjouir, ni même juste l'accepter. Elle part rejoindre un mec, que je ne connais même pas, et qu'elle connait à peine. Ils se sont rencontrés au Club Med quand elle était partie " se reposer " avec sa soeur. Tu parles ! Partie se taper tout c'qui bouge, oui... Donc voilà, elle est revenue, non pas avec des cadeaux en guise de souvenir, mais avec cette superbe nouvelle. "J'ai rencontré un homme, tu vas l'adorer !" Ma mère était méconnaissable, et c'était loin d'être agréable... Je ne me suis jamais réellement entendue avec elle. Mon père non plus d'ailleurs, peut être parce que je n'en ai jamais eu l'occasion.
Ils nous a " abandonnées ", dixit ma mère. Moi je ne peux m'empêcher de lui dire qu'avec son caractère, il ne pouvait que prendre ses jambes à son cou, comme on dit. Alors je lui reproche toutes sortes de choses, plus ou moins graves. Je lui reproche le départ de mon père, tout comme le fait de toujours faire rétrécir mes chaussettes à la machine...
Enfin, revenons à cette fameuse soirée où elle m'a annoncé que ma vie ne sera plus jamais la même. Elle doit toujours en faire trop. Et que la campagne c'est AGREABLE, et que la maison sera GIGANTESQUE, et que Thierry est ADORABLE, que j'aurais une chambre PLUS grande, une cuisine PLUS claire, un salon PLUS douillet... Mais qu'est ce que j'en ai à foutre de ces biens matériel à la con ?! (Oui, Thierry fait aussi partie du matériel pour moi.) Ce que je veux, moi, c'est juste la fenêtre de ma chambre qui donne sur les réverbères de la ville, regarder les piétons marcher, s'engueuler, s'embrasser. Epier le moindre de leur détail, et écrire. A la campagne, qu'est ce que tu veux que j'écrive ?! « Ho le joli chat qui regarde la grosse vache ».
MERDE ! Ce que j'aime aussi, c'est fumer en cachette dans le salon quand elle travaille tard, et mettre de l'encens après l'avoir écrasée et jetée dehors, et voir ce minuscule mégot tomber, tomber, tomber. Et qu'elle rentre en disant : " Mmmh ça sent bon ici Chérie " , et alors je me sens tellement bien, éprouvant l'envie de hurler à quel point je la prend pour une conne, et qu'elle tombe toujours dans le panneau. Je jubile à chaque fois. En réalité, c'est juste qu'elle ne fait pas attention. Je pourrais quitter l'appartement, les quelques mètres carrés habitables, qu'elle ne s'en rendrait même pas compte. D'ailleurs, c'est ce que je vais faire. Moi aussi, je déménage. Mais sûrement pas pour la suivre...



Je suis super contente, ce premier texte est de Noémie et je l'ai adoré. En donnant ce sujet je m'attendais pas du tout à recevoir ce genre de texte. Alors j'ai adoré, j'ai adoré le coté cynique et raleur, les remarques acerbes et l'humour, l'ironie et ce côté dramatique. J'ai aimé parceque je sais aussi que ce personnage ne te ressemble en rien et ça ne rend ce texte que plus appréciable.Merci =)
Noémie est ici

# Posté le dimanche 16 mars 2008 11:29

Modifié le dimanche 16 mars 2008 11:56

2ème texte (je dois dire que je suis contente ce soir j'en ai reçu 4 ça me met de très bonne humeur, merci à vous qui osez!

2ème texte (je dois dire que je suis contente ce soir j'en ai reçu 4 ça me met de très bonne humeur, merci à vous qui osez!
Comme d'habitude, je me réveille de bonne heure.
Le cadran du réveil indique 8h08. Pourtant, la nuit m'a paru longue, longue !
Une éternité... D'ailleurs j'ai fait un cauchemar. Je ne me souviens plus très bien, c'est flou dans ma mémoire. Je me revois juste allongé sur le sol. C'était la nuit. Et tu étais là, au dessus de mon visage, tu pleurais et tu criais « Louis ! Louis !... » je ne sais pas pourquoi. Je ne me souviens jamais vraiment de mes rêves. Aucune importance.
Je me lève et m'habille en vitesse. Je vais dans la cuisine, tu es assise à table et tu bois un chocolat chaud. Tu ne m'adresses pas la parole. Bien sûr, je m'y attendais. A cause de la dispute qu'on a eu hier soir. Même mon « bonjour » enjoué te laisse de marbre. Tu es froide et distante : un vrai iceberg... Comme si j'étais le plus grand salaud du monde ! Après tout, je ne suis pas le seul coupable dans l'histoire... mais bon. Tu finis ton chocolat et tu vas t'asseoir dans le salon, devant la télé. J'ai envie d'enterrer la hache de guerre. A quoi bon se faire la gueule comme ça pour une dispute à la con ? Pour moi c'est déjà oublié... mais tu es rancunière je sais. Je m'assois à côté de toi. Je remarque que tu as les traits tirés, le teint pâle et des cernes sous les yeux. Hoho, j'en connais une qui n'a pas dû bien dormir cette nuit... Bon aller, je décide de briser la glace : « Nina, excuse-moi pour hier soir...j'ai été con, pardonne moi. » Aucune réaction de ta part. Tu fais celle qui n'a pas entendu. Ça m'agace... On a tous les deux notre part de responsabilité dans cette dispute, je fais un effort pour arranger les choses et toi... Je sens la moutarde me monter au nez. Tu te lèves, je te suis. « Nina ! » je crie. Tu ne bronches pas. Tu fais comme si je n'existais pas. Tu m'ignores. Pfffff Tu sais que j'ai horreur de ça... D'habitude tu prends au moins la peine de me répondre, un truc bien cassant du genre « Oh fous-moi la paix Louis ! » avec un regard noir en prime, mais au moins tu me réponds... Cette fois ça a l'air grave. Je ne comprends pas vraiment, ce n'était
pourtant pas la pire des disputes qu'on a eus...
Tout d'un coup, sans crier gare, tu fonds en larmes. Oh Nina... Toute ma colère s'envole comme par magie, je suis attendri. Ma petite Nina... oublions tout ça... J'essaie de te prendre dans mes bras, mais tu te dérobes. Tu attrapes un kleenex et te mouches. Puis tu prends ton manteau, tes clés et tu ouvres la porte d'entrée. « Nina ! Mais où tu vas ? » je demande, un peu ahuri. Tu sors, et je te suis. Après avoir fermé à clé, tu te mets en marche. « Nina mais attends moi ! » Tu ne te retournes même pas. J'avoue que je commence à m'inquiéter. Je ne comprends pas ton petit manège. Ça rime à quoi tout ça ? Me faire culpabiliser ? Une pensée me traverse soudain l'esprit... Est- ce que tu veux me quitter mais tu ne sais pas comment me l'annoncer ? C'est ça Nina ?
Tu marches très vite. Je t'entends renifler. Je te rattrape, bien décidé à te tirer les vers du nez. Je te tire par la manche pour t'obliger à me regarder dans les yeux, mais tu t'échappes à nouveau. Excédé, j'abandonne. Je songe un instant à rebrousser chemin, mais finalement je décide de continuer à te suivre. Je ne sais pas pourquoi. Peut être parce que je commence à paniquer, cette histoire m'intrigue vraiment, je ne suis pas tranquille.
Soudain, je m'aperçois que tu t'arrêtes devant une grille en fer forgé. Le cimetière ? Mais c'est quoi ce délire ? Une idée lumineuse me vient soudain. « C'est ta grand-mère Nina c'est ça ? Tu es triste à cause de ça? » En fait, je viens de me souvenir que ça fait tout juste un an que ta grand-mère nous a quitté... Tout s'éclaire alors... Tes pleurs, le cimetière...
Tu ouvres la grille sans répondre, tu zigzagues quelques minutes dans les allées en gravier, puis tu t'arrêtes devant une pierre tombale en marbre gris foncé. Ce n'est pas celle de ta grand-mère. De nombreux bouquets y ont été déposés. Je regarde l'inscription sur la pierre tombale et...
Je manque de défaillir. « Ci-gît Louis Goldfarb 1986-2008 »
A cet instant précis, tout me revient. Et je comprends maintenant pourquoi tu ne me réponds pas. Je comprends maintenant pourquoi tu pleures. Je comprends tout.
La soirée, la dispute, le poignard... Ce n'était pas un rêve. J'étais allongé sur le sol, les yeux vers le ciel. La nuit était étoilée... et du sang coulait le long de mon corps. J'avais mal et tu pleurais. Je suis mort...assassiné.

Fiou j'ai trouvé ce texte vraiment très bien! Au début je ne voyais pas trop où tu voulais nous emmener, même si j'ai beaucoup aimé les descriptions, les petits tics matinaux, les petites crises entre couples, mais j'ai adoré la fin parceque je ne m'y attendais vraiment pas, j'ai trouvé ce texte très surprenant, et j'ai adoré ce style adulte qui se dégage, les petits gros mots aussi (allez savoir pourquoi la fille parle du fait qu'elle ait aimé les gros mots =p) je trouve que ça rend le texte plus authentique =) voila je te remercie beaucoup Hanna.Hanna est ici

# Posté le jeudi 20 mars 2008 17:51

Modifié le jeudi 20 mars 2008 18:59

3ème texte ,je suis comblée, j'ai plein de textes à publier ne vous en faites pas je mettrai le reste très vite

3ème texte ,je suis comblée, j'ai plein de textes à publier ne vous en faites pas je mettrai le reste très vite
Comme si j'étais sûre de moi, j'écris. Cette semaine mon père l'a découvert. J'étais en train de rédiger un conte sur l'ordinateur, je l'ai entendu entrer mais j'ai continué de taper en faisant mine de rien. Il m'a dit tu écris de la poésie. J'ai répondu que non. Il a lu à haute voix les premiers mots qui étaient en haut de l'écran : «Il était une fois, sous la voûte bleuté du ciel.» Il a dit bleuté prend un e. Il a ajouté l'orthographe ça compte pas ? J'ai répondu (d'une voix énervée) : non !

Non, pour moi l'orthographe ça compte pas. Si j'étais sûre de moi j'assumerai le côté poétique de ma plume. Je veux pas que ma famille lise mes textes. Le paradoxe c'est que j'aimerai, un jour (avant mes 30 ans) écrire un livre. Je suis comme ça. Si j'étais sûre de moi peut-être que je n'écrirai même pas. Mais je suis comme je suis, si j'ai un stylo entre les doigts je ne peux laisser la page blanche.


L'écriture est mon jardin secret, les mots colorés peuplent mon ciel, mes rêves. Je laisse éclore mes phrases à l'abri de certains regards, à l'abri de certains regards...


Dehors, la neige lancent des confettis blancs pour fêter le premier jour du printemps.






J'ai également aimé ce texte, j'ai aimé le thème abordé (la lecture) et le fait que ce texte reflète en partie ta personnalité (je me trompe?), mais aussi la pudeur de certaines personnes qui écrivent, ainsi que les détails insignifiants sur lesquels certaines personnes peuvent s'attarder. J'ai juste regretté que le texte ne soit pas plus long, mais moi même écrivant des textes assez courts, rassure toi ça n'a pas gâché mon plaisir.Ce texte est de Delphinequi est ici.Vous trouverez également des images semblables à celle qu'elle nous offre ici avec cette image de nonnetta

# Posté le samedi 22 mars 2008 11:37